UN SUP’ER GARS

MATHIEU PLESSIS

SL : Salut Mathieu, peux-tu te présenter rapidement ?

MP : Bonjour tout le monde ! Je pratique le Stand Up Paddle depuis plus de 10 ans maintenant. Comme tous les jeunes des environs, j’ai toujours vécu au bord de l’océan et le plaisir de prendre des vagues entre copains est venu très rapidement. Ayant eu la chance de faire du vélo à haut niveau, le surf est toujours resté une passion pour moi et non un impératif lié a des objectifs ou à des résultats. C’est très rapidement devenu un mode de vie, un exutoire et surtout un équilibre.

SL : As-tu commencé le surf par le Stand Up Paddle ?

MP : Non, comme beaucoup, j’ai commencé par le bodyboard. C’était plus simple et on surfait principalement sur Capbreton ; les vagues creuses s’y prêtaient particulièrement bien. N’ayant pas la possibilité d’aller à l’eau aussi souvent que je le souhaitais à cause du vélo à haut niveau, le bodyboard était un bon moyen pour moi de prendre du plaisir, mais également de surfer des vagues assez radicales, que je n’aurais pas pu surfer en surf. C’était surtout l’occasion de se retrouver au milieu de nombreuses figures emblématiques locales : Yan Bénétrix, François Liets, Petit Jean, le redouté Fred Ducez et toute la clique des brigands du Santocha… Dans les années 90, il fallait faire sa place et tout passait par le respect. Il fallait dire bonjour à tous les anciens, attendre son tour… et même quand c’était ton tour, il fallait attendre le petit geste de la tête d’un ancien pour te lancer dans la vague. Tu ne cherchais même pas à savoir si ça ouvrait, tellement content qu’on te laisse partir ! 😉

SL : Que préfères-tu dans le Stand Up Paddle ?

MP : J’ai initialement commencé le Stand Up Paddle à cause de problèmes au dos. Une petite rééducation, qui s’est transformée en vraie passion. Ayant arrêté le vélo de haut niveau et les BBQ ayant remplacé les kilomètres parcourus, je me suis vite retrouvé avec un gabarit un peu trop « gourmand  ». La portance d’un SUP étant parfaite pour les gros gabarits, la transition s’est faite naturellement. Il y a aussi le coté découverte, qui est un réel plus. Le bodyboard est un sport exceptionnel, mais les vagues qui permettent de se faire plaisir sont trop éphémères et pas assez fréquentes. Du coup, du Pays Basque jusqu’à l’île de Ré, j’ai découvert des centaines de spots avec des caractéristiques différentes, qui permettent de prendre énormément de plaisir. Il y a surtout cette possibilité en SUP de changer de spot en quelques coups de pagaie, pour aller surfer des spots bien plus calmes et moins fréquentés.

© NB Photographie

SL : Tu pratique le SUP en amateur… alors que fais-tu dans la vie ?

MP : Je suis webmaster en freelance. C’est également un choix de vie qui me permet de m’organiser en fonction des prévisions. J’ai la chance d’avoir des clients qui me payent pour des objectifs et non pour des heures de présence. Du coup, je travaille beaucoup en dehors des heures conventionnelles.

SL : Toi qui fais un petit peu de compétition, quels sont tes meilleurs souvenirs ?

MP : Je n’ai pas fait beaucoup de compétitions, mais ce sont à chaque fois des moments assez sympathiques. Je retiendrais notamment les deux derniers championnats des Landes. Les championnats des Landes (que j’ai gagné ces deux dernières années) sont l’occasion de faire un point sur son niveau et de se mesurer aux meilleurs spécialistes locaux. C’est chaque année un réel plaisir de se retrouver face à des gars comme David Latastère et Médéric Berthe.
Ce sont deux supers athlètes, qui ont un niveau hors du commun. Davos est un chargeur né et Médéric un waterman hors du commun. Même si les deux derniers résultats m’ont été favorables en compétition, ce sont des gars qui tirent le sport vers le haut et ils sont clairement un cran au-dessus de mon niveau. En dehors du fait de gagner, c’était surtout une fierté pour moi d’être à leur coté sur le podium… On juge souvent ses prestations à ceux qui sont à nos côtés. Je retiens aussi le Challenge La Nord…

© Antonin Zielinski

SL : Tu peux nous en parler ?

MP : C’est un événement à part. C’est une compétition où on te fait l’honneur de t’inviter et tu te dois de rendre l’honneur qui t’est fait. C’est sur ce point que ces deux dernières éditions restent une frustration pour moi. La première année, j’ai fait la compétition avec une bonne grippe et plus de 40 de fièvre. Cette année, je n’avais pas le matériel adapté. Davos gagne avec un 12’ et je n’avais qu’un 8’, bien trop petit pour prendre la vitesse nécessaire. J’espère arriver l’année prochaine dans de bonnes conditions, aussi bien physiques que matérielles, afin de rendre l’honneur d’une éventuelle invitation.

SL : Tu es licencié au Santocha-Capbreton Surf Club. Selon toi, quel est l’avantage d’adhérer à un club ?

MP : L’adhésion dans un club est aujourd’hui quelque chose de primordial. Tous les jeunes devraient passer par des clubs comme le Santocha, car en dehors du surf, c’est une école de la vie. Au Santocha, nous essayons de tout mettre en œuvre pour former les jeunes au surf, mais surtout à la vie en collectivité. Nos entraineurs œuvrent tous les jours à cette dynamique et il est selon moi primordial d’éduquer les jeunes dans cette optique. Apprendre, s’intégrer, vivre en collectivité, respecter les anciens, apprendre des anciens au travers d’histoires assez loufoques par moment (Santocha oblige), mais surtout et toujours échanger autour d’une même passion pour l’océan. Partage et respect, pour résumer.

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