GRAINE DE CHAMPION

JUSTIN BECRET

SL : Salut Justin, peux-tu te présenter rapidement ?

JB : J’ai 17 ans, je vis à Seignosse et je surfe entre Seignosse et Capbreton la plupart du temps.

SL : A quel âge as-tu commencé à surfer ?

JB : J’avais 8 ans environ, avec mon père.

SL : Tu fais partie de l’élite du surf français. Quels sont tes objectifs aujourd’hui ?

JB : Mes objectifs sont, pour cette année, finir au mieux le tour européen Junior et continuer à progresser pour faire les trois prochaines années le QS. En gardant en tête, pourquoi pas, de représenter la France aux JO de 2024.

SL : Ces objectifs sont-ils les mêmes depuis que tu es petit ?

JB : Depuis assez jeune, je veux être surfeur professionnel. On peut donc dire que, oui, dans les grandes lignes, mes objectifs sont les mêmes. Tout en gardant la notion de plaisir, car le surf est une passion.

© Xavier Renaudin

SL : Es-tu encore à l’école ? Comment organises-tu ton temps entre projet sportif et projet scolaire ?

JB : Je suis scolarisé à distance dans la filière EVOL du Hackschooling à Hossegor, en terminale S. Sans cette structure, je ne pourrais pas avoir le temps nécessaire pour surfer et m’entrainer au quotidien. En déplacement, j’ai des rendez-vous Skype pour expliquer les leçons et les exercices et quand je suis à Seignosse, on a cours entre 15h et 19h tous les jours, sauf le vendredi.

SL : As-tu un sponsor ? Comment t’aide-t-il dans ton projet sportif ?

JB : Je suis aidé dans mon projet par la marque Billabong, qui m’accompagne depuis 3 ans, mais aussi par TOBAM, JD, Ocean Vagabond, Otis, Surf Lounge (Creatures, Green Bush, Sex Wax). Tous ces gens me soutiennent et croient en moi, comme toute ma famille, mes amis et le club Lou Surfou de Seignosse.

SL : Le mot de la fin… pourquoi es-tu licencié ?

JB : Je suis licencié pour représenter mon club de Seignosse (le Lou Surfou) et les Landes, mais aussi pour soutenir le projet fédéral dans sa globalité dans le sport de haut niveau qui me concerne. Egalement pour soutenir les axes sociaux et environnementaux, auxquels mon sport est lié.
Pour le mot de la fin, je crois qu’il convient de rappeler, pour notre génération et celles à venir, qu’il est nécessaire de modifier nos modes de consommation et notre rapport à la fragilité de la nature, au quotidien.
Il est difficile d’en avoir conscience et d’assumer de monter dans un avion pour parcourir le monde et assouvir mes désirs de victoire… car, objectivement, servir mon projet est un carnage pour l’environnement. J’essaie de ne pas le faire pour rien. En attendant, je ne consomme jamais plus que ce dont j’ai besoin et j’essaie de choisir les solutions les moins « impactantes  ». Tout ira mieux si on s’y met tous…

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