Du Shaka surf à Shaka Ponk …

06-08-2019 - Surf & Zik 17
Shaka Ponk & Shaka Surf

Ion Meunier

Ion, tu es surfeur depuis ton plus jeune age, peux tu nous raconter tes débuts en surf, tes sessions et tes trips (tu peux parler des potos, anecdotes …)

J’ai grandi au bord de mer, à St Georges de Didonne. A l’époque, il n’y avait ni club de surf, ni école. L’apprentissage était plus long … J’avais également de la famille vers Deba (Euskadi), ou je passais mes vacances, j’ai de supers souvenirs de sessions la-bas. 

Plus tard, adolescent, il y a eu les compets. On était adhérent au CVSL avec les potes (club de surf de Vaux sur mer). On faisait la fête après les contests, et c’est à cette occasion que les encadrants du club ont créé le groupe « Taxyfolia ». J’ai fait mes premiers concerts avec eux, vers 12/13 ans, et on a continué pas mal d’années. On essayait d’allier surf et musique, on jouait dans des événements de glisse (Lacanau Pro, Quick Cup, …), ça m’allait plutôt bien.

Puis, je me suis éloigné de la côte pour m’installer à Paris, où j’espérait m’éclater dans la musique. C’était compliqué au début, le surf me manquait, je regardais les prévisions tout les jours. J’ai fini par m’y faire, la musique me prenait de plus en plus de temps. j’ai quand même réussi à faire quelques trips pendant cette période; je me souviens de Tarazout (Maroc) entre potes, quelques séjours au pays basque (plutôt espagnol). Mon dernier voyage surf était au Sri Lanka.

Tu as commencé la musique en même temps que le Surf, peux tu nous parler de ton univers et de la batterie ?

Quand j’étais jeune, après l’école, je passais mon temps a l’affut des vagues. Dès qu’il n’y en avait pas, c’était la musique; l’écouter ou la jouer. J’adorais surfer avec mes potes, mais je me suis vite rendu compte que l’ambiance des compétitions et le concept « tous réunis sur le même spot », ne me convenait pas. j’envisageais le surf, plus comme une communion avec la nature et un moment face a soit même. C’est là, que j’ai décidé de m’investir pleinement, de « travailler » ma musique, et de surfer sans contrainte, juste pour le plaisir. La musique et le surf m’apporte des sensations assez similaires, de liberté, parfois collectives et survoltées, parfois personnelles et intimes. Ce sont deux belles manières de vivre l’instant présent.

Tu es le batteur de Shaka Ponk depuis 12 ans peux tu nous raconter ton expérience au sein du groupe et votre évolution ? 

Je joue avec Shaka Ponk depuis 2007, depuis leur retour de Berlin. C’est la première fois que je jouais avec des mecs aussi tarrés, sans limite d’investissements au travail, sans frontière artistique, avec un message qui me correspondait. je me suis tout de suite senti à ma place. On bossait vraiment comme des fous pour aller jouer devant 50 personnes au début, puis 1 an plus tard, les salles accueillaient 1000 personnes (et Sam nous rejoignait sur scène). En 2012, on faisait notre premier Zenith à Paris. Aujourd’hui, le fonctionnement et la méthode n’ont pas changé ! Nous sommes toujours indépendants, en production, artistiquement et techniquement. Ca remplit bien nos vies, et on s’amuse toujours autant. 

Shaka Ponk à explosé ces dernières années, enchainant albums et tournées, comment vis-tu ce succès ? 

Plutôt bien … Rien n’a réellement changé dans ma façon de vivre. On s’abruti toujours des heures devant les ordis, on se prend la tête a faire marcher des plug-in, à faire de la 3D, on repete nos live jusqu’a épuisement, le process et le même qu’a nos débuts, avec un peu plus de confort, et plus de monde pour faire la fête avec nous. 

Et je kiffe toujours autant mes petites sessions en Charente maritime !

Frah, le chanteur du groupe que l’on voit souvent sur Royan, est très engagé, on l’a vu notamment aux « Victoires de la Musique en 2019 », quels sont vos valeurs ? 

Le groupe s’est formé autour du singe GOZ. Nous sommes là pour l’aider à exprimer son point de vue animal, sauvage, plutôt orienter vers la sauvegarde de notre planète et de ses habitants (dont les hommes font parti). Il décrit le monde tel qu’il le voit, il parle de l’homme en train de scier la branche sur laquelle il est assis, en détruisant son habitat, la terre. Aujourd’hui, le message n’a pas changé, et nous pouvons, ou plutôt nous devons utiliser notre exposition médiatique pour le diffuser le plus largement possible. Nous préférons, en général, le faire de façon ludique.

Dans le groupe, chacun essaie, personnellement, d’améliorer son comportement face a ces mauvaises habitudes. Tout le monde progresse a son rythme, ce n’est pas une compétition; mais plus une urgence. Chaque action positive / changement positif compte.

Nous avons aussi beaucoup réfléchi à rendre notre tournée plus propre, ou plus exactement, moins polluante. c’est un défis de tout les jours, mais il en vaut la peine.

Et niveau surf, arrives tu à faire quelques sessions entre tournées et enregistrements 

J’essaie le plus possible, mais rares sont les concerts ou j’ai l’occasion de surfer. je me rattrape dans les périodes de pause.

Tes spots préférés en Charente-Maritime et ailleurs ? 

je surfe le plus souvent à la côte sauvage, au gré des bancs de sable. J’ai kiffé Kabalana (Sri Lanka) et j’adore retourner surfer à Deba, quand j’en ai l’occasion.

Ion, un dernier mot ? 

A bientôt sur scène ou à l’eau !

PUS d’infos :
www.shakaponk.com

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